segunda, 17 de fevereiro de 2020 ISSN 1519-7670 - Ano 20 - nº 1074

Robert Solé

‘Pour renflouer l’Etat allemand, affecté par la crise, un médecin à la retraite, le docteur Dieter Lehmkuhl, a lancé une idée aussi simple que séduisante : créer un impôt sur le patrimoine. Son appel a réuni une cinquantaine de personnes, qui demandent au gouvernement de les taxer davantage.

Curieusement, les plus grosses fortunes du pays ne se sont pas associées à cette démarche patriotique. Il faut dire que les temps sont durs pour les riches. Aux Etats-Unis, on entre cette année dans le club des 400, établi par le magazine Forbes, à partir de 950 millions de dollars seulement, au lieu de 1,3 milliard ! Pas de doute, le niveau baisse.

Forbes compare ces patrimoines au produit intérieur brut (PIB) de certains pays. Et, là, les chiffres sont proprement consternants. Si Warren Buffett peut acheter la Corée du Nord avec ce qui lui reste (40 milliards de dollars), les 5,5 milliards du fondateur d’eBay, Pierre Omidyar, lui serviraient tout juste à s’offrir la Somalie ! Heureusement, les affaires reprennent. 26 milliards de bonus sont prévus pour les traders de Wall Street, soit 40 % de plus qu’en 2008. Londres fait mieux (+ 50 %) et on attend avec impatience le résultat de Paris.’